Serbie
   

La Serbie a rejoint le processus de Bologne en 2003 et a introduit le système européen de transfert de crédits et un système en trois cycles. Actuellement, la Serbie reconnait 19 universités accréditées : 8 universités d’Etat et 11 universités privées, chaque programme d’étude faisant l’objet d’une accréditation particulière. Près de 250 000 étudiants sont inscrits dans les différents cursus proposés (85% dans les universités d’Etat et 15% dans les établissements privés). La loi de 2014 accorde une place importante à une réforme du système de formation professionnelle, qui est une priorité du pays.

L’ouverture à l’international des universités serbes est en constante croissance et se renforce dans le cadre du processus d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne, ouvert en janvier 2014. L’influence des programmes européens (Erasmus+, Horizon 2020) se développe en Serbie et accélère la mobilité universitaire. La Serbie est un pays à fort potentiel de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur, et les établissements d’enseignement supérieur français peuvent y trouver des partenaires de qualité, notamment dans le secteur de la recherche.

La tradition francophone et francophile encore très présente au sein du monde académique, se renforce avec la mise en place de plusieurs programmes de coopération via l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). Les universités serbes sont de plus en plus nombreuses au sein du réseau de l’AUF : Université de Belgrade, Université des arts de Belgrade, l’Université de Novi Sad et récemment l’Université de Nis et l’Université de Kragujevac. D’autres universités envisagent d’en devenir membres telle que l’Université Singidunum. En 2015, avec le soutien de l’AUF, l’Université de Belgrade a ouvert un centre francophone de réussite universitaire grâce auquel les étudiants ont accès à de nombreuses ressources en français. En 2016, c’est l’Université de Novi Sad qui ouvre son centre de réussite universitaire. De plus, la francophonie se porte relativement bien en Serbie : 130 000 élèves apprennent le français dans le primaire et le secondaire. Il existe de surcroît une vraie dynamique des sections bilingues franco-serbes dans les lycées.  De nouvelles sections bilingues pourraient être lancées dans le secondaire prochainement : lycée de Kladovo et école d’hôtellerie de Belgrade. 

La coopération universitaire avec la France est ancienne. De très nombreux accords lient aujourd’hui les universités serbes et françaises. Le principal objectif de la coopération universitaire est de favoriser des candidatures conjointes dans le cadre du programme européen Horizon 2020 (dans le programme FP7, la Serbie a participé à 225 projets, dont 18 étaient portés par la France, et en a coordonné 41, dont 3 impliquaient des partenaires français). Il existe 2 diplômes franco-serbes (management culturel entre l'Université des Arts de Belgrade et l'Université de Lyon 2 et droit de la construction européenne entre l’Université de Belgrade et l’Université de Lorraine). Par ailleurs, le système français d’enseignement supérieur reste très attractif pour les jeunes Serbes. 725 étudiants serbes étaient inscrits dans des établissements d'enseignement supérieur français en 2015-2016.

Enfin, les bourses du Gouvernement français favorisent la mobilité étudiante pour des études en Master 2 ou en doctorat en cotutelle : une trentaine de bourses sont attribuées chaque année, avec un effort particulier en faveur des étudiants des filières scientifiques et techniques. Les bourses octroyées soutiennent une mobilité d’excellence, en témoignent les bourses cofinancées entre l’Ambassade de France, l’Institut français de Serbie et le Ministère de la jeunesse et des sports de la République de Serbie, dans le cadre du Fonds des jeunes talents. A la trentaine de boursiers « classiques », s’ajoute à présent 20 boursiers (65 bourses franco-serbes octroyées depuis 2013). S’y ajoutent aussi les possibilités de mobilité offertes dans le cadre de Erasmus +. Depuis 2015, 60 accords de mobilité entre universités françaises et serbes sont soutenus par ce programme. Tout cela permet de soutenir près de 300 mobilités étudiantes et enseignantes, annuellement entre nos deux pays.